Notre tour du monde: le bilan

Cette année autour du monde est passée à une vitesse folle… au point que nous nous demandons parfois si nous ne l’avons pas plutôt rêvée. Et en même temps, nous avons la sensation d’avoir vécu 10 années en une. Car si on nous avait dit, il y a quelques temps, tout ce que nous allions vivre au cours de ce voyage, nous ne l’aurions probablement pas cru…

Quelques chiffres

3, c’est le nombre de fois où nous avons failli y laisser notre peau

4, le nombre de kilos que j’aurai perdus au total. Pour Jonathan, qui a beaucoup joué au yoyo, c’est match nul 😉

7, le nombre de pays que nous avons visités cette année

29, le nombre de vols d’avion

338, les jours qu’aura durés notre voyage

26 186€, le budget que nous aurons dépensé pour cette année autour du monde (soit 1186€ de plus que ce que nous avions prévu).

82 636, les kilomètres parcourus

Des milliers, la quantité de bons souvenirs que nous garderons de ce périple

Les tops et les flops du séjour

On a aimé

  • Voyager en couple : Certes, ce n’est pas une sinécure. Faire un tour du monde en couple, ce n’est clairement pas partir en lune de miel, en tout cas pas en ce qui concerne le romantisme et l’intimité. Certes, il nous a fallu du temps pour nous habituer au fait de vivre 7j./7 et 24h./24 ensemble (qui passe autant de temps avec son conjoint ?). Mais une fois l’équilibre trouvé, voyager à 2 est devenu une évidence pour nous. Le voyage nous a encore plus rapproché, rendu plus complices, plus amoureux.

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  • S’immerger dans la culture des pays traversés : Avec une moyenne de 2 mois passé dans chaque pays, nous avons vraiment eu le temps de nous immerger en profondeur dans chaque culture et ce d’autant plus que nous étions, de par les projets, entourés de locaux. Le bénévolat, ce n’est pas seulement une façon de s’engager mais aussi un moyen de faire de belles rencontres et de découvrir un pays sous un angle différent que celui du tourisme traditionnel… Et quand, au détour d’un projet, l’équipe locale s’arrête pour nous faire découvrir tel tombeau, telle statue géante ou tel lac, ce n’est que du bonheur !

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  • Découvrir des lieux méconnus : l’itinéraire s’est construit au fil des projets qui nous intéressaient et non l’inverse… ce qui nous a conduit hors des sentiers battus, dans des pays ou des villes dont nous n’avions jamais entendu parler et que nous ne savions pas situer sur une carte : le Kirghizstan, le Vanuatu, Guayaquil en Equateur… Et clairement, cela a été de vraies belles découvertes avec des populations chaleureuses et des paysages incroyables … et tout cela rien que pour nous ! Nous nous sommes aperçus que beaucoup de pays méconnus valent le détour et nous continuerons certainement à sortir des sentiers battus dans nos prochains voyages !

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  • Se laisser porter par le hasard du voyage : un voyage au long cours ne peut pas être complètement planifié avant le départ… et c’est tant mieux !! Nos plus belles rencontres, nos plus beaux souvenirs, nous les avons très souvent vécus « par hasard ». Par hasard, nous nous sommes trompés de chemin et avons abouti sur la plage merveilleuse de Seger Beach à Lombok. Par hasard, nous avons rencontré Benjamin en Mongolie ou Anaïs aux îles Gili. Par hasard, nous avons découvert un kangourou sauvage à 2 mètres de nous en Australie. Et c’est là toute la magie du voyage !

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On n’a pas aimé

  • Passer les fêtes de fin d’année tout seuls : voyager un an a aussi son revers… Pour Noël et Nouvel An, nous qui sommes habitués aux grandes fêtes familiales et aux bons repas entre amis nous sommes retrouvés en tête-à-tête. Et c’est dans ces moments-là que l’on se sent loin de chez soi. On vous rassure, nous avons tout de même dignement fêté ces deux événements avec un bon restaurant pour Noël et une agréable soirée avec un couple américano-suisse (rencontré « par hasard ») pour Nouvel An !

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  • Rater les événements importants de la vie de nos proches : évidemment, la vie de nos proches ne s’est pas mise sur pause durant un an pour reprendre à notre retour… Et nous avons parfois eu un petit pincement au cœur de n’être pas là pour le mariage d’une amie d’enfance ou pour la naissance des 4 (!) bébés dans notre entourage… Mais ce qui a été vraiment le plus difficile pour nous, c’était de n’avoir pas pu être présents lorsque notre neveu a pointé le bout de son nez 3 mois en avance et que ses parents avaient besoin de soutien…

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  • Les interminables heures d’avion : je crois que nous sommes vaccinés de ce côté-là pour un certain temps ! Sur la fin, prendre l’avion nous est devenu vraiment pénible, particulièrement tous ces contrôles de sécurité et de douanes… comme ce passage, entre deux avions, à Mexico où les policiers anti-drogue nous ont fait ouvrir et complètement déballer nos bagages si soigneusement empaquetés la veille… avant de nous laisser 10 minutes pour remballer tous nos vêtements en bataille… Jon y perdra même une de ses tongs !

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  • L’état environnemental de notre Planète : c’est un triste constat que nous avons dû faire… notre Planète est dans un « sale » état… Des monceaux de déchets, des populations qui ignorent tout des enjeux écologiques, des sacs plastiques donnés par dizaine pour 2-3 articles achetés… cela fait peur à voir !

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Les questions qu’on nous pose le plus depuis notre retour

C’était bien ?

Oui oui, « c’était bien ». Mais résumer un an de sa vie sur une question aussi dichotomique, avouez que c’est compliqué ! 

Quel pays avez-vous préféré ?

Impossible pour nous de répondre à cette question. Chaque pays a ses spécificités, ses côtés négatifs et positifs. Un pays, ce n’est pas quantifiable ; cela se vit, se ressent. Nous avons aimé découvrir la culture andine en Equateur mais nous avons également adoré l’accueil kirghize et les paysages de rêve d’Indonésie. Comment choisir entre tout cela ?

Contents de rentrer ?

Eh bien non, en fait, pas vraiment. Contents évidemment de retrouver la famille, les amis et toutes ces choses qui nous ont manqué. Mais tristes aussi de reprendre une vie de sédentaires. Le voyage était devenu notre norme alors un petit temps d’adaptation nous est nécessaire pour reprendre pied ici. Même si nous savons que de belles choses nous attendent en Belgique aussi…

Le résumé de nos actions concrètes

C’est une question qui revient très souvent alors voici, rapidement, le tour d’horizon du travail que nous avons accompli auprès d’ADRA cette année. En (très) bref :

En Mongolie

  • Faire une vidéo de promotion pour le projet « HOPE » (nous deux): Ce projet vise à améliorer les conditions de vie des enfants handicapés, notamment en augmentant leur accès à l’éducation et aux services de soin. Nous avons suivi les équipes d’ADRA pour filmer leur travail et interviewer les bénéficiaires.

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  • Créer une banque de graines (Jon) : beaucoup de graines plantées en Mongolie proviennent de Chine et sont de mauvaises qualité. Nous avons créé une coopération avec une association belge, Kokopelli, pour envoyer des graines de bonne qualité en Mongolie.
  • Donner des cours de cuisine (Mag): les Mongols mangent traditionnellement très peu de légumes, ce qui occasionne des carences alimentaires. Nous leur avons appris comment réaliser des potages, qui ont par ailleurs l’avantage de tenir chaud en hiver.

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Au Kirghizstan

  • Créer un projet dans le domaine de l’écologie (nous deux) : voilà le défi que nous a lancé Vasyl, le directeur d’ADRA Asie Centrale. Après une étude de terrain, nous lui avons proposé plusieurs avant-projets. L’un d’entre eux a finalement été retenu et a trouvé un donateur : l’amélioration des conditions sanitaires d’un orphelinat par la mise en place d’un système de revalorisation des déchets organiques grâce à leur transformation en biogaz.
  • Distribuer des chaussures aux enfants démunis (nous deux): 3 jours pour distribuer 42000 paires de chaussures à 4… ce fut un des moments forts de notre voyage ! Une mission courte et éreintante dans l’Est du Kirghizstan mais tellement enrichissante.

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En Equateur

  • Donner des cours d’entreprenariat aux femmes vulnérables de Guayaquil (nous deux) : le projet d’ADRA vise à donner des cours de couture à ces femmes pour leur permettre d’apprendre un métier. A nous de leur apprendre comment lancer leur commerce : tenir un budget, faire de la communication, calculer ses bénéfices…. mais aussi avoir confiance en soi !

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Au Vanuatu

  • Restructurer/ré-organiser les formations « WASH »  (Mag): ADRA donne une série de formations autour de la gestion de l’eau et de l’hygiène. Il nous a été demandé de remettre de l’ordre dans ce qu’il se fait et de rendre les leçons plus pédagogiques.
  • Gérer les stocks de matériel (Jon): après le cyclone Pam, le bureau d’ADRA s’est retrouvé avec une grande quantité de matériel d’urgence à trier, lister, compter, ranger, dispatcher dans tout l’archipel en prévision d’autres catastrophes…

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  • Aider à la mise en place d’un projet de prévention des grossesses non désirées (Mag) : penser la structure d’un manuel de cours, réfléchir sur la mise en place concrète du projet, prendre les premiers contacts pour des partenariats… un petit coup de pouce pour un grand projet.

 Et si c’était à refaire ?

On referait presque tout pareil ! Quelques « améliorations » néanmoins :

  • Peut-être être plus exigeants concernant le bénévolat : nous estimons après notre expérience qu’un bénévole doit avant tout être bien dans sa peau pour être efficace. Pas question donc pour nous de travailler comme des esclaves sans rien en retour de la part de l’ONG (pas spécialement financièrement parlant mais en terme d’accueil, d’échange, etc.). Le bénévolat est avant tout un échange qui doit enrichir chacun des partenaires et non une exploitation. Cela n’a heureusement jamais été notre cas mais nous avons rencontré d’autres voyageurs ayant vécu ce type d’expérience. Pour nous, c’est « non », tout simplement.

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  • Prendre son temps, ne pas se fixer d’itinéraire : si nous recommencions un voyage aussi long, nous planifierions les grandes lignes du voyage mais pas plus… pour goûter davantage à la liberté et laisser plus de place à ces hasards de voyage dont je parlais plus haut.

Eh bien voilà, c’est fini. La fin d’un sacré chapitre de notre vie mais le début de nouvelles aventures aussi, notamment pour Jon qui a relevé le défi de relancer le bureau belge d’ADRA, en en devenant le premier directeur. Et pour prolonger notre voyage encore un peu, notre but est maintenant d’aider de futurs « voyageurs solidaires » à partir…

Nous conclurons en vous disant merci. Merci du fond du coeur de nous avoir soutenus, suivis, encouragés durant cette belle année d’aventures!

Mag

5 réponses à “Notre tour du monde: le bilan

  1. Merci pour le partage de votre expérience et bravo pour votre investissement à tous les deux!

    Très cordialement ,

    Chantal

    Envoyé de mon iPhone

    >

    J'aime

  2. Je lirai encore des pages et des pages au sujet de vos aventures…. je trouve ça génial.
    Bisous. Séverine

    J'aime

  3. Vous avez vécu une merveilleuse expérience qui vous a permis de voir la vie de façon différente.
    Félicitations pour les prises de vue et la rédaction.

    Aimé par 1 personne

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