Vanuatu: le bilan

En débarquant au Vanuatu, nous imaginions bien trouver des plages de sables blancs et des eaux azur. Mais nous ignorions à quel point ces îles perdues étaient encore sauvages et tribales. Petit tour d’horizon…

Quelques chiffres

Durée du séjour : 54 jours

Budget moyen quotidien (2 pers.) : 25€ (hors billet d’avion et hors logement). Pour arriver à ce chiffre, nous avons dû faire extrêmement attention à nos dépenses (voir ci-dessous).

Evolution pondérale : aucune idée!

Les tops et les flops du séjour

On a aimé

  • Une certaine douceur de vivre : cela est certainement typique des petites îles mais nous avons réellement eu l’impression de vivre dans un monde un peu isolé, loin du stress des pays occidentaux ou des grandes métropoles. Même la capitale, Port-Vila, donne l’impression d’un grand village où tout le monde se connaît et se dit bonjour…

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  • Une terre d’exploration : le Vanuatu est encore une de ces terres sauvages, brutes, préservées du tourisme de masse. Nous nous y sommes souvent sentis comme des explorateurs des premiers temps. Des volcans encore actifs, des arbres banians gigantesques, une jungle épaisse qui recouvre la grande majorité du territoire, des petites plages reculées et des routes qui, même dans la capitale, sont plutôt des pistes boueuses que des autoroutes à 4 bandes.
  • Une destination authentique : cela va de paire avec ce qui vient d’être décrit mais le Vanuatu est l’une des ces destinations encore vraiment authentique, si l’on évite les quelques grands ressorts de luxe et que l’on prend le temps de s’enfoncer un peu dans les îles. Souvent, nous étions les seuls touristes à des kilomètres et les enfants venaient jouer naturellement autour de nous, s’amusant pendant des heures dans les vagues ou à grimper aux arbres…

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  • L’artisanat : avec ses 83 îles, il n’est pas surprenant que le Vanuatu soit riche en artisanat et en traditions. Cette diversité donne à ce pays une identité culturelle unique. La plupart de l’artisanat ni-van (sculpture du bois, peinture, tressage de feuilles) est en rapport avec les cérémonies traditionnelles, la représentation d’ancêtres ou avec les besoins de tous les jours.

On n’a pas aimé

  • Les insectes : il y en a partout, tout le temps et de toutes les sortes. Les moustiques sont particulièrement nombreux, même en pleine journée. Sortir mettre le linge à sécher dans le jardin me valait généralement 5-6 piqûres. Et le matin, nous mettions généralement 1/4h à faire sortir toutes les petites bêtes rentrées par le dessous des portes durant la nuit ! Sans parler des araignées, des geckos, etc. etc.

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  • Le coût de la vie : le Vanuatu est une destination extrêmement chère (pour ne pas dire hors de prix). Nous avons dû faire réellement attention à notre bourse : nous n’avons jamais mangé au restaurant, nous faisions attention à nos achats au supermarché (articles de moindre qualité ou en promotion) et nous avons évité pratiquement toutes les excursions payantes… Par ailleurs, pratiquement tous les beaux sites (plages, chutes d’eau, spots de snorkeling…) sont privatisés et donc payants !
  • Une certaine ségrégation : le mot est un peu fort mais je n’en trouve pas d’autre pour exprimer ce ressenti. Il y a comme deux mondes diamétralement opposés qui se côtoient au Vanuatu. D’un côté, la population locale qui vit généralement sans infrastructures de base (eau courante, électricité, toilettes…) et qui se nourrit pratiquement uniquement de la production agricole familiale. De l’autre, de richissimes touristes/expatriés qui débarquent le matin de leur bateau de croisière ou ne sortent pas de leur « île-hôtel »/villa de luxe de tout le séjour et pour qui sont données des représentations d’un Vanuatu construit sur mesure…

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  • Des relations sociales difficiles : Pratiquement tout ni-Van vit encore actuellement au sein d’un clan où la kastom (tradition) prévaut et régule les relations sociales. Ce système tribal rend les relations sociales bien souvent hermétiques et les ni-Vans sont donc souvent mal-à-l’aise face à un étranger. Il est donc extrêmement difficile de communiquer (et encore plus de s’intégrer) avec la population locale. Beaucoup d’expatriés, n’y arrivant pas, semblent se désillusionner…

Si vous aussi vous souhaitez visiter le Vanuatu

Le Vanuatu étant une destination chère, nous nous sommes concentrés sur notre travail de bénévoles et avons finalement peu visité les sites touristiques du pays. Nous ne sommes pas non plus sortis d’Efate, l’île où se trouve la capitale.

Quelques bons plans cependant :

  • La Malowia GuestHouse : nous ne pouvons que recommander chaleureusement cette petite chambre d’hôte tenue par Janet, une anglaise installée dans le charmant village de Paonangisu. Le logement est en réalité un appartement complet qui jouxte une très belle plage et le petit-déjeuner est pantagruélique !

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  • Hideaway Island : sortie sympa sur une petite île non loin de Port-Vila. Le snorkeling est joli (même si les sites indonésiens sont largement au-dessus). On a vite fait le tour de l’île (15 minutes à pied) donc on vient ici surtout pour se détendre sur les chaises longues. Attention, entrée payante pour les touristes (de l’ordre de 20€/pers.) mais gratuite pour les expatriés (pas de papiers à montrer, il suffit d’expliquer qu’on habite à Port-Vila et de savoir parler quelques mots de Bislama)  !
  • L’hôtel Warwick le Lagon : ce resort de luxe propose durant la basse saison une formule sympa pour qui voudrait profiter de ses installations le temps d’une journée. Pour +- 20€/pers., l’on peut profiter des piscines, transats et plage de l’hôtel… mais surtout, on peut déduire ces 20€ des consommations faites à l’hôtel. Autrement dit, il est possible de manger un repas sans dépenser un cent de plus. Attention cependant, que les plats proposés dépassent souvent les 20€. Le mieux est d’attendre les pizzas « bon marchés » qui sont proposées à partir de 14h30.

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  • Et puis, petit conseil de connaisseur, évitez les sites très touristiques (type Mele Cascades, Hideaway Island, Blue Hole… ) si un bateau de croisière se trouve dans le baie de Port-Vila (vous ne pouvez pas le rater, ils sont gigantesques)… Les sites seront bondés et perdront tout leur charme !
  • Enfin, si vous souhaitez rester une semaine ou plus près de Port-Vila, nous vous conseillons vivement de loger chez Peter. Cet Australien loue 2 appartements dans une charmante maison située sur « Le Plateau », un quartier d’expatriés à 10 min. de bus du centre de Port-Vila. Les appartements sont confortables, avec de belles terrasses, et totalement équipés. Le ménage est fait 2 fois par semaine et le tarif demandé est largement en-dessous de celui pratiqué habituellement au Vanuatu.

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Et si c’était à refaire ?

  • Voir les autres îles : il est évidemment frustrant pour nous de n’avoir vu qu’Efate et les quelques îlots alentours… sachant que le Vanuatu compte 83 îles ! Valent visiblement le détour : Tanna pour son volcan actif, Ambrym pour son artisanat et Pentecôte pour ses traditions ancestrales (et notamment, le fameux « saut du gol »).
  • Apprendre des rudiments de bislama (aussi appelé bichelamar en français) : une grosse majorité de la population ni-Van parle anglais mais le bislama, la langue vernaculaire des locaux, permet souvent de briser la glace et de mettre à l’aise les natifs. Le bislama est formé sur l’anglais, c’est donc une langue facile à apprendre et qui, en plus, ne connaît ni le passé ni le futur… un seul temps de conjugaison à connaître donc !

Mag

3 réponses à “Vanuatu: le bilan

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