Vanuatu: us, coutumes et autres étrangetés

Petit tour d’horizon de ces choses qui nous ont surprises en arrivant au Vanuatu, cet archipel perdu du Sud-Pacifique…

Sache lecteur que si tu veux te rendre dans ces îles lointaines, le coût de la vie y est élevé. Très élevé (bien plus qu’en Europe !). C’est bien simple, depuis que nous sommes arrivés, nous ne nous nourrissons qu’avec des produits de moindre qualité et nous ne nous autorisons aucun excès. A la question de savoir comment font les locaux, c’est simple : ils mangent très peu. Un seul véritable repas par jour, et encore, il se compose souvent uniquement d’un féculent et de quelques légumes provenant du jardin familial. Autant dire que la concentration au travail ou à l’école n’est pas toujours au rendez-vous…

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De toute façon, au supermarché, tu ne trouves pas forcément ce que tu veux. Le réassortiment se fait en fonction de l’arrivée des cargos ; d’une semaine à l’autre, ton produit lessive préféré peut avoir été remplacé par une autre marque et les boites de thon dont tu as besoin être converties en boites de maquereau.

Ce qui est triste, c’est que toutes les (belles) plages sont payantes (de l’ordre de 3,5€/pers.). Idem pour les cascades, les spots de snorkeling, bref tout ce qui a un tant soit peu d’intérêt (et là, souvent les tarifs montent à 15€/pers. !). Les « locaux » ont droit à un tarif préférentiel mais autant dire qu’avec le coût de la vie exorbitant, beaucoup sont privés des beautés naturelles de leur pays.

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En fait, la disparité entre les « locaux » et les touristes est encore accrue par le fait que le Vanuatu s’est spécialisé dans le tourisme de luxe. Débarque donc sur ces îles le genre de personne qui peut se permettre de payer 1000€ la nuit en Resort de luxe (oui, oui, tu as bien lu) et pour qui, 3,5€/pers. pour aller à la plage, c’est vraiment de la rigolade. On te laisse imaginer les tensions sociales qui peuvent en découler…

Au Vanuatu, il existe 120 langues ( !) pour un total de 260 000 habitants ! Pour communiquer entre eux, la plupart des Ni-Vans utilisent le bichelamar, un mélange d’anglais et de langues locales. L’anglais est d’ailleurs l’une des langues officielles… tout comme le français ! (mais dans la pratique, il est assez rare de rencontrer des Ni-Vans francophones).

Le fonctionnement des villages est toujours très tribal. Encore aujourd’hui, le Chef du village est l’autorité suprême et incontestée. Sa parole fait office de loi et c’est par lui qu’il faut passer lorsque des ONG internationales comme ADRA veulent implanter un projet dans une région donnée. Les villages s’organisent autour d’un namakal, maison des hommes où ceux-ci se retrouvent à la fin de la journée pour parler et boire du kava, l’alcool local.

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Du fait de cette culture encore très tribale, le mot d’ordre de tout bon Ni-Van est la socialisation. Il est important pour eux de tisser du lien social avec les autres individus, même au travail (et ce au détriment de la productivité). Ainsi, tout Ni-Van qui se respecte passera sa journée au bureau à papoter, blaguer et chanter avec ses collègues… Il en résulte un environnement de travail plutôt… bruyant !

D’ailleurs, le chant et les blagues ne sont pas les seules nuisances sonores acceptées sur le lieu de travail. Manifestement, les rôts aussi.

Au Vanuatu, lorsque tu as un enfant, il ne faut pas le considérer comme TON enfant mais comme celui de la communauté. Cela implique un certain détachement par rapport à sa propre progéniture, les plus jeunes enfants étant bien souvent élevés par d’autres membres de la famille… sur d’autres îles ! Par ailleurs, il arrive que le premier enfant d’un jeune couple soit offert aux parents de la femme, pour remplacer la perte de cette dernière (puisque la femme part vivre dans le village de son mari). Cela implique également qu’il n’y a pas vraiment « d’abandon » d’enfants, comme nous l’entendons, puisqu’un bébé non voulu sera forcément pris en charge par la communauté.

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Par contre, la sexualité est véritablement un sujet tabou. Pas un seul Ni-Van n’osera prononcer ce mot à voix haute et en te regardant dans les yeux. Pas question non plus pour une femme de se baigner en maillot de bain (encore moins en bikini) au Vanuatu : T-shirt et jupe sont de rigueur.

D’ailleurs, le savais-tu ? Le mot français « tabou » nous provient du Vanuatu ! Il signifie en langue locale à la fois « interdit » et « sacré ». De grandes pancartes portant la mention « Tabu » sont souvent affichées devant les propriétés, annonçant par là qu’il est interdit d’y rentrer. Beaucoup de choses dans la vie des Ni-Vans sont « tabu » et ne pas respecter ces interdits religieux peut entraîner une sentence allant du don d’un cochon à… la mort.

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La magie noire est encore régulièrement utilisée pour régler les soucis du quotidien. Même les Ni-Vans les plus éduqués et les plus rationnels feront appels au sorcier en cas de besoin.

Les Ni-Vans sont les premiers à avoir inventé l’ancêtre du saut à l’élastique. Il s’agit en fait d’une cérémonie initiatique, appelée « le saut du gol », au cours de laquelle une tour en bois est construite. Des jeunes hommes s’élancent ensuite du haut de cette tour avec une simple liane attachée autour du pied. Cela leur permet d’entrer dans la vie adulte.

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Les Ni-Vans sont d’ailleurs très doués en terme de tressage de végétaux. La plus grande production de l’artisanat se résume à du tressage de sacs, de nattes mais aussi à la sculpture sur bois.

Au Vanuatu, les cheveux sont crépus. Mais ils peuvent être blonds, roux… Par contre, les yeux ne sont jamais bleus.

Le système de bus est un tant soit peu particulier : il n’y a pas d’arrêts de bus, c’est du porte-à-porte. le chauffeur t’amènera au point précis désiré. Génial me diras-tu. Sauf que… le premier arrivé est le premier servi. Autrement dit, pour arriver à destination, tu feras sans doute moult détours pour déposer les gens montés avant toi.

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Le Vanuatu est un pays d’insectes. Il y en a partout et par dizaines. 10 minutes dehors te vaudront au minimum 3 piqûres de moustique. C’est infernal. Sans parler des vers qui rentrent chez toi par le dessous des portes, des blattes, des mouchettes, des araignées, des insectes volants….

Mag

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