Quito, à couper le souffle

Quito, un nom qui fait rêver. Nous ne pouvions quitter l’Equateur sans visiter ce lieu mythique. Perchée à 2850 m. d’altitude, cette ville tout en longueur (elle se niche dans le creux d’une vallée d’altitude) est la 2ème capitale la plus haute du monde. Effectivement, une nouvelle fois, il nous faut quelques jours pour nous habituer à l’altitude qui nous avait déjà un peu fait souffrir à Cuenca. Heureusement, nous pouvons compter sur le té de coca, célèbre boisson locale, pour que s’évanouissent en quelques minutes maux de tête et fatigue.

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C’est qu’il nous faut de l’énergie car Quito ne se laisse pas appréhender facilement : si tous les édifices de l’époque coloniale sont regroupés dans le centre historique, la ville est tout en relief. Les ruelles escarpées cèdent leur place à des escaliers et nous devons de temps en temps nous arrêter pour reprendre notre souffle. Mais le jeu en vaut la chandelle : Quito ne manque pas de charme avec ses nombreux édifices religieux d’un blanc immaculé (et aux intérieurs surchargés d’or…), ses places animées et ses vues imprenables sur les hauteurs de la ville. Les monuments historiques et anciennes haciendas sont légions. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le centre regorge de bâtiments datant du XVIIe s., pour la plupart magnifiquement restaurés. Clairement, les Equatoriens ont compris l’intérêt de valoriser leur patrimoine historique.

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Pour notre deuxième journée à Quito, nous décidons de nous rendre au telefériqo, qui permet de grimper à 4100m. sur les flancs du Rucu Pinchicha, l’un des volcans qui domine Quito. Motivés, nous entreprenons les 4 kms de marche qui séparent notre hôtel du départ du téléphérique. Oui mais… nous avons oublié que nous sommes à Quito ! Le chemin n’est certes pas long mais il monte, monte, monte, pratiquement à la verticale.

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Nous avançons le souffle court et déjà en nage. Au fur et à mesure, nous prenons de la hauteur… pour finalement nous apercevoir qu’il ne s’agit que d’une « colline » et que, pour atteindre le téléphérique, il nous faut tout redescendre sur l’autre versant. Bien que la vue soit belle, nos genoux en prennent un coup et nous voyons le ciel se voiler de plus en plus, ce n’est pas le moment de trainer. Arrivés dans le creux de notre colline, il nous faut à présent attaquer la montée de la suivante. A mi-pente, déjà fatigués avant même d’avoir véritablement commencé notre excursion, nous finissons pas faire signe à un taxi et lui abandonnons $2 pour finir notre parcours. Bien nous en a pris, nous réalisons qu’il nous aurait encore fallu grimper, grimper, grimper certainement plus d’une heure (ce que le taxi aura finalement parcouru en 5 minutes…) !

Le téléphérique nous propulse en une dizaine de minutes à 4100m. Autant dire que, de là-haut, la vue sur Quito est imprenable. Mais, à nouveau, l’altitude nous joue des tours. Nous sommes montés très vite et le cœur cogne dans la poitrine au moindre petit effort physique (il faut avouer que, pris par nos aventures, nous avons omis de manger à midi… un mauvais point pour nous !). C’est donc tout en douceur et avec des pauses régulières que nous entreprenons de grimper un peu plus haut sur le Rucu Pinchicha, dont le sommet atteint 4600m. Nous dépassons cependant sans peine quelques touristes qui, sous nos yeux ébahis, décident, pour reprendre leur souffle, d’allumer une cigarette !

Nous longeons quelques précipices mais, à nouveau, nous ne regrettons pas l’effort : le paysage andin est incroyable ! Et comme quelques photos valent mieux qu’un long discours…

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Nous nous emplissons les yeux autant que possible de toute cette beauté mais l’heure et la brume avancent et il nous faut songer à redescendre. Nous finissons la journée autour d’un chocolat chaud bien mérité (la Belgique n’a pas le monopole du bon chocolat chaud !) sur la Plaza San Francisco, l’un des plus beaux endroits de Quito avec, en toile de fond… le Rucu Pinchicha.

Pour notre dernier jour sur Quito, nous décidons de nous rendre à la très touristique Mitad del mundo (littéralement : moitié du monde). Ce monument marque le lieu où l’équateur (la ligne équinoxiale) traverse l’Equateur (le pays) et partage donc la Terre en 2 hémisphères. Nous craignons le piège à touristes mais tant qu’à être à Quito, autant visiter tout ce qu’il y a à voir dans les environs…

Après un trajet épouvantablement long et bondé dans un bus local, nous voilà donc devant le site le plus visité d’Equateur. Nous avons de la chance, nous sommes en pleine semaine et le site est plus ou moins désert. Surprise : le caissier nous explique que les $3 par personne d’entrée ne comprennent pas le monument central. Pour pouvoir l’approcher, il nous faut encore rajouter $4. Autant dire que ces prix sont astronomiques au regard de ceux pratiqués dans le pays mais que, ne voyant pas l’intérêt de mettre $3 pour ne pas voir la pièce maîtresse du site, nous nous laissons convaincre de prendre le « full pass ». Fausse bonne idée : en réalité, il est possible d’approcher le monument sans le « full pass ». Le seul avantage de ce dernier est de pouvoir monter à l’intérieur-même du monument ! $4 par personne pour gravir quelques marches qui n’apportent pas grand-chose, même pas en terme de vue… nous sommes tombés dans le piège de l’attrape-touriste ! Quand on sait en plus que la Mitad del Mundo ne se situe en fait pas exactement sur l’équateur véritable mais à 250m. de celui-ci, on ne comprend plus vraiment l’intérêt du site… Mais bon, tant qu’à faire, nous réalisons tout de même quelques photos nous représentant un pied dans chaque « hémisphère »…

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Autre intérêt du site : une série de phénomènes scientifiques ne seraient observables que sur l’équateur. Par exemple, l’on pèse moins lourd ici qu’aux pôles. Mais la différence de poids n’est en fait que de 0,3%. Pas vraiment de quoi nous impressionner. En réalité, le lieu tient plus du parc d’attraction, avec ses boutiques souvenirs et ses diverses activités qui n’ont strictement aucun rapport avec l’équateur, que du site scientifique. Bref, la déception est de mise et la seule chose qui nous paraisse vraiment exceptionnelle est de savoir qu’un temple indien construit il y a plus de 1000 ans se situe, lui, exactement sur le véritable équateur. Malheureusement, le temps nous manque pour le visiter, ce sera pour une prochaine fois !

Mag

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