Mongolie: le bilan

Nous voici depuis déjà deux semaines au Kirghizstan, il était plus que temps pour nous de faire le bilan de notre séjour en Mongolie!

D’une manière générale, je pense que nous avons été un peu déçus par la Mongolie… Nous avions beaucoup d’images en tête avant d’arriver dans le pays et elles ne correspondaient pas forcément à ce que nous avons vécu…

Quelques chiffres

Durée du séjour : 55 jours (août et septembre 2015)

Budget moyen quotidien (2 pers.): 22 € (sans compter le prix du trek à cheval ni le logement).

Evolution pondérale : Jon : – 3 kg // Mag : – 5 kg

Les tops et les flops du séjour

On a aimé

  • les grands espaces : la Mongolie est un pays magnifique et encore peu peuplé (seulement 3 millions d’habitants pour un pays grand comme 2,5 X la France!). Les grandes étendues sauvages ne manquent pas et comportent une  belle diversité de paysages : de la steppe au désert, des montagnes aux vallées fluviales… Le must étant bien entendu de découvrir tout cela à cheval.

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  • la richesse des traditions : la Mongolie est l’un des rares pays où les traditions ancestrales font toujours partie de la vie quotidienne. Malgré l’arrivée de la « modernité » (téléphone portable, télévision…), les Mongols n’ont pas changé leur façon de vivre et le nomadisme est toujours une réalité pour la majorité de la population (en dehors de la capitale). Par ailleurs, les traditions ainsi préservées sont riches et complexes, avec de nombreux éléments considérés comme sacrés (le feu, le ciel, le lait de jument fermenté…) et il vous faudra vous renseigner un peu pour être sûr de ne pas commettre « d’impairs » (par exemple : ne pas marcher sur le seuil de la yourte, ne pas passer entre ses 2 poteaux, ne pas prendre les plats de la main gauche, ne pas siffloter dans une yourte, ne pas s’asseoir du côté droit de la yourte, tourner dans la yourte dans le sens des aiguilles d’une montre, dormir la tête orientée vers l’autel de Bouddha, etc. etc.)
  • la facilité pour se déplacer : en Mongolie, rien de plus simple que de trouver un véhicule pour vous rendre d’un point A à un point B. De nombreux particuliers rentabilisent leur voiture en s’improvisant taxi après leurs heures de travail ou en faisant un détour sur leur chemin. Il suffit d’étendre nonchalamment la main pour qu’une voiture s’arrête presque aussitôt (nous n’avons jamais attendu plus de 5 minutes !!). Le tarif est de 800 Tugriks le kilomètre (+-0,40€). Traverser tout Oulan-Bator vous revient donc à peu près à 2,5€. Cette méthode est très sûre (nous l’avons testée de nombreuses fois et n’avons jamais été victimes d’arnaques ou de personnes malveillantes) et tous les Mongols y ont recours. Pour les longs trajets, vous pouvez négocier le prix. Le réseau de bus est également bon et assez facile à appréhender.

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  • partager un moment de vie nomade : cela a clairement été un moment fort de notre voyage. Pour autant que l’on soit prêt à mettre la main à la pâte et à vivre dans des conditions sommaires (dormir sur le sol, pas de WC ni d’eau courante…), cela permet de nouer des liens forts avec ces populations, de comprendre beaucoup d’aspects de leur vie et de se déconnecter totalement de notre société de consommation. Une belle leçon de vie !

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On a moins aimé

  • la population : C’est surtout vrai en ville mais les Mongols ne sont pas spécialement aimables. Dans le bus, ils n’hésitent pas à vous pousser. De même, les formules élémentaires de politesse (bonjour-merci-au revoir) semblent oubliées. Les premiers contacts sont souvent froids (on ne vous demande jamais votre prénom par exemple) et déroutants. Attention, il ne s’agit pas de « méchanceté » mais simplement d’une population qui a, de manière générale, un caractère fort de part des conditions de vie particulièrement rudes. Nous avons entendu dire qu’on était souvent accueilli plus chaleureusement dans les steppes mais nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion de découvrir cette facette de la population.
  • Oulan-Bator en général : Oulan-Bator n’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une jolie ville. Ajoutons à cela une pollution et un trafic intense, des immeubles à moitié construits et une population peu aimable et vous aurez compris pourquoi la plupart des touristes n’y font qu’une halte de quelques jours, le temps d’organiser un trek dans le reste du pays.

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  • La pollution : de manière générale, les Mongols ne sont pas très respectueux de l’environnement (pourtant superbe) qui les entoure. Les familles nomades laissent leurs déchets sur le sol là où elles ont passé la nuit. Les citadins jettent leurs papiers dans la rue et le tri des déchets, malgré quelques initiatives, est totalement ignoré. De nombreux plastiques jonchent le sol, même dans les endroits les plus reculés. Résultat : certains emplacements deviennent de véritables dépotoirs…
  • la nourriture locale : en Mongolie, il ne fait pas bon être végétarien et encore moins végétalien. Pratiquement tout ce qui s’y mange est à base de mouton ou de produits laitiers et les légumes sont bien difficiles à trouver. Les parties de la viande les plus appréciées sont le gras et les abats. Par ailleurs, la nourriture mongole n’est pas très épicée et les saveurs sont toujours à peu près les mêmes (oignon-mouton). Nous avons bien entendu apprécié quelques plats (comme les beignets frits de Tushe) mais n’avons, de manière générale, pas été transportés par la gastronomie mongole…

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Si vous aussi vous souhaitez visiter la Mongolie…

Oulan-bator

Où manger ?

Peu de réelles bonnes adresses sur Oulan-Bator. Nous avons été quelques fois malades avec la nourriture proposée dans les restaurants (pourtant recommandés par le Lonely Planet), attention donc où vous mettez les pieds !

  • Blue Sky Tower : si une envie soudaine de luxe vous prend. La vue sur la ville depuis le restaurant du 23ème étage est splendide. Les prix sont excessifs pour la Mongolie (vers 10€ le plat) mais d’une très grande qualité. Ambiance « cosy».

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  • Millie’s Café : si vous êtes en mal de cuisine occidentale (hamburger, sandwich, potage…). Très bon rapport qualité-prix !

Parc National Terelj

Comment y aller ?

Un bus part depuis Peace Avenue (en face de l’hôtel Naran Tuul) mais, en été, il est réellement bondé. Vous pouvez également pratiquer la méthode décrite plus haut pour prendre un « taxi non officiel ». Négociez bien le prix avant de monter dans la voiture (nous avons réussi à avoir un des trajets pour 30 000 Tugrik contre 70 000 en taxi officiel).

Où manger ?
  • Au restaurant du Terelj Hotel : restaurant gastronomique pour un prix plus que correct (entre 10 et 20€ le plat). Les plats sont réellement délicieux et travaillés.
Où dormir ?
  • NE PAS aller au UB-2 : Notre réservation n’avait pas été prise en compte. La yourte que nous avions louée pour la nuit était vraiment crasseuse : draps non changés, sol collant… Le petit-déjeuner est basique et la serveuse était franchement de mauvaise humeur.

Il y a quantité d’autres camps de yourtes aux alentours, allez ailleurs !!!

Kharkhorin

 

Où manger ?
  • Le restaurant du Morin Jim: Les plats sont bons et il s’y trouve quantité de francophones… l’occasion d’échanger pas mal de bons tuyaux…
Comment faire un trek à cheval ?
  • Horsetrails: agence tenue par des Français et basée au Morin Jim Café. Vous pouvez personnaliser vos excursions et les prix sont plus que raisonnables sachant qu’ils ne vous regroupent jamais avec des inconnus, à moins que vous ne le demandiez.
www.horsetrails.mn

Notre avis:

La prestation de ce tour-opérateur n’est pas mauvaise en soi mais nous avons franchement eu l’impression qu’il surfe sur la vague d’une grosse popularité auprès du public francophone alors qu’on peut trouver mieux auprès de locaux… Nous avons eu la chance d’avoir un très bon guide (Mandah) mais ce n’était pas le cas de tous les groupes (nous avons croisé un guide particulièrement inexpérimenté qui abandonnait ses clients dès l’arrivée au camp de nuit pour aller boire dans d’autres yourtes…). De même, la famille où nous étions était adorable mais ceci semble être aléatoire : d’autres touristes ont écourté leur séjour après être tombés dans des familles peu accueillantes. Par ailleurs, l’organisation d’Horsetrails laisse à désirer pour les petits treks comme le nôtre : pas moyen de connaître l’heure de départ, notre guide ne savait pas combien de jours de cheval nous avions réservés, pas moyen de savoir quand on vient nous chercher même en téléphonant le jour-même (pour qu’Horsetrails débarque finalement vers 21h30… pas très respectueux pour la famille d’accueil qui pensait que nous partions en début d’après-midi…), etc.

Ceci dit, les chevaux sont très bien et les selles confortables. Les treks sont abordables même pour des cavaliers inexpérimentés (attention cependant pour les débutants à ne pas être trop gourmands : on ne vous recommande pas plus de 3-4 jours de cheval).

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Bref, on a en eu pour notre argent mais nous sommes persuadés qu’il y a moyen de trouver mieux, notamment en passant par la Family GuestHouse (un rien plus chère cependant) (voir ci-dessous).

Où dormir ?
  • NE PAS aller au Morin Jim : les chambres sont plus que basiques : un lit et rien d’autre. Les douches/toilettes communes ne sont pas franchement propres (sans parler des chasses d’eau qui ne fonctionnent pas…). Cela suffit si vous ne prenez qu’une nuit avant ou après un trek mais si vous voulez rester un peu plus pour découvrir Khakhorin, on vous conseille franchement d’aller ailleurs.
  • La Family GuestHouse: les yourtes sont impeccables et l’accueil très chaleureux. Tous les membres de la famille parlent anglais. Pour $12 par personne, vous aurez la pension complète et une connexion internet. La famille organise également des circuits à cheval ou en jeep.
www.horsetripganaa.com

Et si c’était à refaire ?

  • moins de temps à Oulan-Bator : cette ville est vraiment à éviter. Nous y étions, bien entendu, pour les projets d’ADRA mais si nous revenions en tant que touristes, nous n’y resterions pas plus d’un jour ou deux.
  • Cap sur Bayan-Ölgii : tous les Mongols ont les yeux qui pétillent lorsqu’ils évoquent cette région de l’extrême Ouest. Il semble qu’elle soit encore préservée du tourisme de masse (car, mine de rien, la Mongolie devient en vogue) et qu’on y trouve des populations kazakhes chaleureuses avec des traditions encore bien vivantes (la chasse à l’aigle par exemple)… sans compter la beauté des paysages de cette région encore préservée…

Mag

3 réponses à “Mongolie: le bilan

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