Mais que font-ils?

Lorsque nous arrivons comme bénévoles au sein des bureaux de l’ONG ADRA, la 1ère difficulté à laquelle nous sommes confrontés est la multitude de prénoms à retenir…. Et quels prénoms ! Non seulement inhabituels pour nous, ils nous semblent à chaque fois totalement incompréhensibles (nous les faisons répéter 3 fois chacun… avant d’abandonner tout espoir de compréhension orale et de demander qu’on nous les écrive) et d’une longueur particulièrement… longue (au point que les Mongols s’appellent eux-mêmes entre eux pas leurs diminutifs) ! Quelques exemples : Bayarmaa (la jeune secrétaire du bureau d’ADRA) (pensez à bien faire un son gutural pour le « y »), Ariuntungalag (notre cheffe de projet, que nous appelons Ariuna) ou encore Tserendolgor (la thérapeute du projet, dite Tsegi).

Les bureaux d’ADRA sont bien plus grands que ce que l’on aurait imaginé. Nous rencontrons la sympathique équipe et Ariuna, responsable du projet « Hope for a Brighter Future », prend le temps de nous expliquer en quoi consistera notre travail des prochaines semaines. Notre mission : réaliser une vidéo de promotion du projet auprès du grand public. Grands sourires, ce travail nous semble dans nos cordes et nous avons justement emporté une caméra avec nous. Nous nous apercevons vite que, pour réaliser cette vidéo, il nous faut comprendre en profondeur les tenants et aboutissants du projet. Nous voilà donc plongés en ce premier jour dans le dossier destiné aux donateurs, que nous épluchons méthodiquement.DSC01814DSC01816

« Hope for a Brighter Future » est un projet visant à donner aux enfants handicapés (mentaux et/ou physiques) un meilleur accès aux services de soin et d’éducation, tout en encourageant les membres de la communauté à inclure ces mêmes enfants dans leur vie quotidienne. Pour ce faire, ADRA propose des soins thérapeutiques à domicile mais a également ouvert trois centres dans lesquels il offre des formations pour les parents et les travailleurs sociaux (le but étant, qu’à terme, les acteurs concernés deviennent autonomes et n’aient plus besoin du soutien d’ADRA) et des activités pour les enfants afin d’accroître leur autonomie (alphabétisation, entrainement aux calculs, etc.).

En ce mois de juillet, nous tombons en pleine période de vacances. Les centres fonctionnent donc au ralenti. Mais qu’à cela ne tienne, nous voilà embarqués dans les tournées à domicile de Tsegi, la thérapeute : une journée dans les faubourgs d’Oulan-Bator et deux jours à Nalaikh, à 35 kms de là (il faut bien le dire, l’idée de quitter Oulan-Bator pour quelques jours nous réjouit au plus haut point). Tsegi et les familles visitées ne parlent que mongol. Bayarmaa, la jeune secrétaire du bureau, nous est donc adjointe pour assurer une traduction en anglais… mais nous nous apercevons vite que toutes les informations qu’elle nous traduit sont erronées… cela nous fait bien rire : finalement, sa maîtrise de l’anglais n’est peut-être pas si bonne que cela. Dès le lendemain, Ariuna, qui maîtrise extrêmement bien la langue de Shakespeare, prend le relais pour nous accompagner.

DSC01831 DSC01977

DSC01916

A chaque nouvelle famille, le même rituel : on nous sert un grand bol de thé au lait salé (la boisson locale… il faut s’habituer au côté salé) et quelques biscuits au yaourt séché. Difficile pour nous de les avaler car ils ont un goût de lait tourné… du coup, nous les fourrons l’air de rien dans nos poches, histoire de ne pas vexer nos hôtes. Décidément, nos goûts ne sont pas les mêmes : nous partageons un bonbon Fruitella avec un petit garçon à qui nous rendons visite. Au bout de quelques secondes, nous voyons sa tête se décomposer. Visiblement, il trouve l’expérience désagréable et tente de le recracher discrètement… ou pas 😉DSC01934

Pas besoin d’être un expert pour se rendre compte que les conditions de vie sous yourte des familles que nous visitons ne sont pas adaptées aux enfants handicapés : toilettes (enfin, trou) à l’extérieur, peu d’espaces à l’intérieur de la yourte, sol accidenté, pas d’eau courante… et on ne vous parle même des conditions de vie lorsque vient l’hiver et ses -30°c. Certaines histoires nous touchent tout particulièrement comme cette grand-mère qui élève seule des jumeaux atteints d’un handicap lourd et qui reste pourtant digne. Beaucoup de parents semblent démunis et les enfants, nous dit-on, passent la majorité de leur temps devant la télévision, faute de structures d’accueil adéquates. Nous observons comment Tsegi s’y prend pour conseiller les parents et faire faire des exercices physiques aux enfants. Très vite, nous passons derrière la caméra et réalisons quelques interviews de parents.

DSC01982B

To be continued next week…

Mag

2 réponses à “Mais que font-ils?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s