Oulan-Bator, bien loin des steppes

Ce qui nous a frappé en arrivant à Oulan-bator, UB comme on l’appelle ici, c’est le voile de brouillard gris qui recouvre la ville. Un voile de pollution que l’on peut également sentir et qui assèche la gorge. Nous apprendrons bien vite, à nos dépens, que l’effet de la pollution est pratiquement immédiat sur nos corps nouvellement arrivés : poids sur la poitrine au moindre effort, nez bouché, gorge qui brûle… La pollution, une fois qu’on la ressent dans ses tripes, cesse d’être un mythe. Et pourtant, nous explique-t-on en riant, nous ne sommes pas en hiver, moment où les populations les plus pauvres se mettent à brûler tout ce qui leur tombe sous la main, y compris de vieux pneus, pour gagner quelques degrés.

C’est qu’ici l’hiver est rigoureux. -30°, parfois -40°. Et il semble conditionner la vie des locaux : pas d’eau chaude en été car les canalisations, qui ont gelé en hiver, doivent d’être réparées. C’est donc à la bassine d’eau chauffée à la bouilloire que nous nous lavons. De nombreuses coupures d’électricité également, car à nouveau, tout le réseau électrique est en chantier. Alors, en plus de nous laver à la bassine, il arrive de devoir également le faire à la lampe de poche. DSC01806

Et puis, il y a les routes qui nécessitent elles aussi de sérieuses réparations : voici les déviations et embouteillages. En réalité, Oulan-Bator en été est un chantier à ciel ouvert : seulement 4 mois de « belle » saison pour construire, il faut rentabiliser. A peine neufs, les bâtiments semblent déjà vieux, usés.

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Oulan-Bator la polluée, Oulan-Bator la sèche. Car ici, tout sent la poussière. Et pourtant, il pleut tous les jours. Mais la terre est tellement sèche qu’elle ne peut absorber toute cette eau qui tombe en une fois. Alors les rues sont inondées, les voitures boueuses.

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Mais, en quelques heures, la poussière reprend ses droits. Et ce n’est pas pour autant que les cultures sont florissantes : cette eau, elle vient trop tard. Voilà 2 mois qu’on l’attend. Les agriculteurs ont déjà dû dire adieu à la récolte de toute une année. Ici, les changements climatiques sont bien une réalité

Mais Oulan-Bator recèle tout de même quelques trésors… à découvrir dans un autre article !

Mag

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