1er vol, 1ère frayeur

Je ne suis pas du genre superstitieuse en avion. J’ai tendance à considérer qu’il s’agit là du moyen de transport le plus sûr et que les accidents sont rarissimes… Mais cette fois, j’ai bien cru que nous ferions la Une des journaux du lendemain

Nous sommes partis de Zaventem ce 21 juillet, prêts à enfin commencer concrètement notre périple d’un an. Notre 1ère étape : Moscou, d’où nous continuerons ensuite notre route vers Bishkek puis Oulan-Bator.

Au bout de 3h30 de vol, une formalité pour les voyageurs que nous sommes, l’avion commence à perdre de l’altitude et nous découvrons avec étonnement qu’à Moscou, il fait déjà clair. Or, il est, heure locale, 4h30 du matin. Le commandant de bord annonce que nous allons atterrir, nous pouvons à présent apercevoir distinctement les habitations qui forment la banlieue moscovite.

Drôle de bruit à l’arrière de l’appareil où nous nous trouvons, sans doute le train d’atterrissage qui sort. Mais à ce moment, au lieu de nous poser doucement sur la piste, l’avion se met à reprendre de l’altitude brusquement, nous montons quasiment à la verticale. Je sens le sang se retirer de mon visage et je vois Jonathan blêmir à son tour. L’avion effectue ensuite un piqué en sens inverse, je suis quasiment soulevée de mon siège. Puis il reprend de l’altitude avant de redescendre tout aussi brusquement. Mais qu’est-ce qu’il fiche, bon sang ? Nous nous attrapons les mains. Je ne vois pas ma vie qui défile mais je me dis que ce serait vraiment trop bête de mourir maintenant, au cours du 1er vol de notre voyage. L’avion est plongé dans le noir, seules les sorties de secours s’allument en clignotant. Une hôtesse de l’air passe d’un pas précipité dans le couloir. Au dedans, c’est le silence, personne ne parle, les enfants se sont tus. Je sens mon cœur cogner fort dans ma poitrine et je me dis que si je ne me crashe pas, je risque de mourir d’une crise cardiaque.

L’avion se met maintenant à décrire des cercles autour de l’aéroport. Il accélère puis décélère rapidement. Ce manège va durer une demi-heure. Une demi-heure d’inquiétude. On ne comprend pas ce qu’il se passe. Ce n’est peut-être rien ou c’est peut-être grave. Les hôtesses semblent préoccupées sans être paniquées non plus. Cela me rassure. Et puis, l’avion freine brusquement. Il se rapproche du sol. Je m’apprête à sentir un choc mais il se pose finalement tout en douceur. Bizarrement, personne n’applaudit. Nous nous regardons tous, un peu hébétés, mais heureux d’être sur le sol. Plus de peur que de mal. Bienvenue à Moscou !

Mag

Une réponse à “1er vol, 1ère frayeur

  1. Heureuse de vous savoir en vie les enfants ! Ici tout va bien et Cassiopée prend ses marques aussi…vide assiettes, nettoyage approfondi des mains le matin à 5 h du mat, et aussi un timide câlin sur mes genoux devant la télé ! Gros bisous de Maman

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